SYNDICAT MIXTE DES RIVIÈRES ET MARAIS D'AUNIS


Travaux et études

La lutte collective contre les rongeurs aquatiques nuisibles

Les rongeurs, classés comme nuisibles, occasionnent d’importants dégâts aux réseaux, aux ouvrages hydrauliques, aux voiries et aux cultures. En plus, ils sont vecteurs de maladies parfois mortelles pour l’homme et l’animal (chien, bétail). Ces maladies déclenchent aussi des avortements sur le bétail.  

La mission du SYRIMA est de mettre en place une politique de lutte collective sur son périmètre. Le SYRIMA a pour partenaires la FREDON 17* (ex FDGDON 17), et le Département qui subventionne cette action à hauteur de 30 %.


La lutte contre les espèces végétales envahissantes

Les jussies exotiques, la renouée du Japon, le myriophylle du Brésil, colonisent une partie importante des cours d’eau, canaux et plans d’eau du territoire, les asphyxiant (avec perte de biodiversité), ralentissant le débit et ainsi augmentant l’envasement. Le SYRIMA s’appuie sur différents opérateurs (Entreprise, UNIMA, IIBSN pour la partie Sèvre et marais mouillés). Le Département subventionne cette action à hauteur de 45%.

Jussie dans le Canal de la Brune—amont D137
Myriophylle au Lac de Frace—Aigrefeuille d’Aunis

L’opération de baccage

Le chenal maritime du Curé se situe dans la baie de l’Aiguillon sur les communes d’Esnandes, de Charron, de Villedoux et Marsilly. Ce dernier récupère les exutoires maritimes du canal de la Chaudière au nord et du canal de Villedoux au sud. Ces canaux drainent une large portion de marais desséchés et du bassin versant du Curé.

La dynamique sédimentaire au sein de la zone est étroitement liée au fonctionnement hydrologie des canaux en amont des portes à la mer. Dès que les écoulements d’eau douce sont réduits, voire interrompus, le dépôt de sédiments marins n’est plus remobilisé entrainant un engraissement significatif des chenaux maritimes.

Les travaux d’entretien visent à assurer un fonctionnement hydraulique optimal ce qui constitue un enjeu majeur vis-à-vis de la capacité des marais à écrêter les crues et à permettre une gestion efficace des submersions marines.

Le baccage se déroule en deux étapes. Une première partie consiste en un suivi de la qualité des sédiments par le biais d’analyses. Une option est prévue en cas d’obligation de réitération des analyses suite à des résultats non conformes. La seconde partie prévoit des opérations de désenvasage à l’aide d’un bac à râteau de baccage du canal du Curé, le canal de Villedoux et le canal de la Chaudière.

La stratégie d’entretien

  Les opérations de baccage sont conditionnées par les coefficients de marées > 80.
Les travaux sont réalisés par mer calme, durant la période comprise entre novembre (année n) et février (année n+1).
Le baccage est une opération reconduite chaque année. Il est indispensable au bon écoulement des eaux provenant du bassin versant. Le volume de vase repoussé en mer est estimé à 80 000 m3 par an


SYRIMA


Syndicat mixte des Rivières et Marais d’Aunis
1 ter rue de la procession
17170 COURCON